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LA PRESSE EN PARLE !
 

Quelques articles "généralistes" sont insérés ici. Vous pouvez découvrir la plupart des autres sur les pages des auteurs ou des livres.




 



 



 



 



 



UN SALON SOUS LA NEIGE, SNIF !!!




 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 

Et s’il suffisait… La Presse en parle ! Trois livres pour discuter la crise financière - 16 Octobre 2009 Par - Médiapart Le Journal

Trois livres récents et fort différents apportent un éclairage sur les événements qui se déroulent sous nos yeux ébahis.

Le premier est l'œuvre de l'écolo-blogueur Denis Consigny. Le titre tombe à pic si l'on a lu Les Echos: Et s'il suffisait... (Edition Le Pré du Plain, 5 euros). Il y est question de savoir pourquoi les Etats n'imposent pas une taxe (la TVA) aux opérateurs financiers sur les flux d'argent qui alimentent le marché, taxe qui servirait à donner à chaque habitant de la planète un revenu garanti. Livre minuscule par la taille et le nombre de pages, mais énorme par le culot. « Pourquoi faudrait-il que toutes les activités soient lucratives ? Nous savons que nous avons déjà créé largement assez de valeur, et que, dans notre mode de fonctionnement actuel, une très grande partie des créations de valeurs supplémentaires se fait au détriment des ressources naturelles et du climat. Dispenser les citoyens de l'obligation de s'agiter pour survivre aurait au moins l'intérêt de calmer le jeu et, par conséquence directe, de réduire la pression exercée sur la planète. » Délire contre délire : à celui des banquiers prédateurs, Consigny oppose le sien avec un calme et un aplomb qui ravissent. Et de se lancer dans le chiffrage. Si on donne 1000 dollars chaque mois aux 7 milliards d'êtres humains qui peuplent la planète (6,788 au 1er octobre 2009), cela représente 78.000 milliards de dollars par an, soit moins du quart des 350.000 milliards de dollars figurant au bilan des banques fin 2008. A quoi bon que cet argent s'entasse ? « Faisons-le circuler », suggère l'auteur qui avance l'idée d'une rente à vie, avec la liberté laissée à chacun de compléter son revenu par la participation à telle ou telle action de production. Pour ce faire, il propose donc de taxer les mouvements de capitaux un peu comme Tobin l'avait en son temps suggéré.Et pourquoi pas? La crise telle qu'elle se déroule partout dans le monde apporte du crédit, sans jeu de mots, à cette thèse. Le bilan 2009 aura démontré que les banques – en dehors de toute économie réelle – créent de la valeur sans contrepartie tangible, en
Poussé par son élan, notre ingénieur iconoclaste y va de son autre idée-force : la suppression de l'argent liquide. Que des cartes de crédit ou la monétique; l'auteur consent malgré tout à maintenir les pièces dans le système marchand. Plus d'argent « noir » ou sale, plus de commission occulte, plus de corruption, plus de trafic de drogue, d'armes, d'êtres humains, plus de vol et de crimes liés à l'avidité et la tentation de tricher. Une sorte de paradis. Une fable mais avec cet avantage que l'auteur nous fait réfléchir sur le rôle de l'argent dans notre vie quotidienne et c'est parfois tout à fait pertinent. Débarrassé de l'argent liquide et de l'impérieuse nécessité de gagner leur vie, les êtres humains seront-ils plus soucieux d'eux-mêmes, de leurs prochains et de la planète ? L'économie politique ne se fixe pas pour objectif de répondre à ce genre de question. Le livre lui veut le croire. Il n'est pas certain que le lecteur en sorte convaincu mais c'est drôle, intelligent et parfois pas dénué de bon sens.








 
 



 



 



 



 



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